Interview Daniel Fasquelle, pourquoi ce club ?

Pourquoi avoir créé le club de réflexion la France Juste ?

Daniel Fasquelle : L’idée de créer ce club m’est venue lorsque j’écrivais mon livre, La France juste. Fort de mon expérience de juriste, de maire du Touquet-Paris-Plage et de député du Pas-de-Calais, j’ai voulu confronter mes intuitions politiques avec celles et ceux que je rencontre régulièrement et avec qui j’ai plaisir à échanger.

Le club va donc permettre, à la fois, de prolonger et d’approfondir le travail de réflexion engagé avec l’ouvrage et de faire partager nos constats et propositions pour une France plus juste au plus grand nombre.

A Paris et dans le Pas-de-Calais, il est très vite apparu essentiel de croiser les regards des experts, dont le recul et les connaissances sont indispensables, avec celui de femmes et d’hommes de terrain qui, comme moi, veulent trouver les voies qui permettront à notre pays d’aller mieux.

Le résultat est un laboratoire d’idées qui doit déboucher sur des propositions concrètes afin d’alimenter et de nourrir les échanges à la droite et au centre de l’échiquier politique.

Pourquoi ce nom, « La France Juste » ?

Daniel Fasquelle : Parce que cela s’imposait : le vrai malaise de ce pays est le sentiment d’injustice vécu par l’ensemble des citoyens Français dans toutes les couches de la société. Voyez la colère des salariés du privé à l’égard du public, des jeunes, qui doivent envisager leur avenir dans la précarité, face à leurs aînés établis ; voyez la colère de ceux qui réussissent à force d’entreprendre et que l’on abrutit de charges et d’impôts confiscatoires, de ceux qui travaillent et qui ne comprennent pas que tant d’inactifs parviennent, à grand renfort d’aides, à avoir un pouvoir d’achat peu éloigné du leur. Je ne parle même pas de la colère des éleveurs et agriculteurs assommés par une administration kafkaïenne et des normes intenables, de celle des enseignants face à une réforme du collège qui assassine l’égalité des chances…Ce qui divise et paralyse la France aujourd’hui, c’est l’injustice que les socialistes disaient combattre et qu’ils n’ont fait, en réalité, qu’aggraver.

Nicolas Sarkozy avait choisi lors de la dernière campagne présidentielle « La France forte » pour slogan, s’est-il trompé de cheval de bataille ?

Daniel Fasquelle : Non, les crises successives que nous avions traversées, la peur du déclin et l’immensité des réformes à engager, imposaient de se fédérer autour d’un projet résolument combatif et c’est toujours le cas. J’ajouterai simplement qu’après quatre ans de socialisme, la France devra plus que jamais se battre pour être forte, mais ce que cela passera par le rétablissement de la justice.».

Vous pensez donc que la notion de justice est une valeur de droite ?

Daniel Fasquelle : Je suis convaincu que la gauche, qui parle de justice du matin au soir comme je le démontre dans la première partie du livre, conduit au contraire à plus d’injustices dans le pays. J’ai coutume de dire que l’enfer socialiste est pavé de bonnes intentions… Alors que pour moi, la droite incarne les véritables valeurs de justice que sont le travail, le mérite, l’égalité des chances, la confiance dans les acteurs économiques… Si vous regardez les grandes réformes du pays, comme la sécurité sociale, elles sont en réalité, toujours le fait de la droite. Un autre exemple : si l’on se penche sur la question de la réduction des inégalités entre public et privé, on s’aperçoit que toutes les mesures faites pour plus de justice dans le public et le privé ont été à l’initiative de la droite et non de la gauche, cette dernière préférant s’adonner au clientélisme.

Vous défendez la nécessité de réformes structurelles profondes qui ne peuvent être menées que par la droite, pensez-vous vraiment que les Français peuvent les accepter ?

Daniel Fasquelle : Les grandes réformes dont a besoin le pays ne peuvent être menées que par la droite, une droite fière de ses valeurs, débarrassée de ses complexes, ne reculant plus face aux campagnes de dénigrement de la gauche qui depuis des décennies la caricature jusqu’à l’absurde. Une droite qui aura le courage d’aller au bout de ses convictions, comme certains de nos proches voisins européens qui les premiers, ont préféré le pragmatisme à l’idéologie gauchisante : l’Espagne, l’Allemagne ou encore l’Angleterre.

Elle seule, après la débâcle socialiste qui laissera notre pays exsangue et plus fracturé socialement que jamais, pourra réunir les Français autour d’un projet fondateur. C’est le propos que je développe dans mon livre et le projet que je veux construire avec tous ceux qui voudront nous rejoindre au sein de « La France Juste ».

Qu’est-ce que La France juste ?

La France juste » est le Club de réflexion créé par Daniel FASQUELLE, député de la 4ème circonscription du Pas-de-Calais et Maire du Touquet-Paris-Plage. Convaincu que c’est en redéfinissant l’ensemble des politiques publiques à l’aune de l’idée de justice que la France pourra se redresser, Daniel FASQUELLE s’est adjoint l’aide d’un comité de réflexion composé de chefs d’entreprises, d’universitaires et d’acteurs de la société civile, désireux de mettre en commun leurs connaissances et compétences et de définir, ensemble, ce nouveau projet pour la France.